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Rubrique concerts de musique de l'IndeArtiste incontournable, Jagjit Singh est le chanteur de référence du Ghazal (poésie romantique en langue ourdou) à qui l'artiste a redonné une nouvelle vigueur en le popularisant au delà de toute espérance. C'est ce chanteur de légende dont les albums se sont vendus par millions que Paris accueillera le 15 mai au Palace pour un concert unique dont les places s'arrachent déjà...

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Les Racines de Jagjit Singh

Jagjit est né le 8 février 1941 à Sriganganagar au Rajasthan, dans un milieu très modeste. Il vit ses premières années à Bikaner, où son père travaille comme employé du ministère des travaux publics. Jagjit s'en souvient en ces termes “nous étions une famille de classe moyenne, pauvre où l’achat d’un cerf-volant ou d’un poste de radio était un luxe. La nuit, nous étudions à la lueur des lanternes car il n’y avait pas d’électricité à la maison. Nous n’avions pas d’eau courante non plus”.

De retour dans sa ville natale en 1948, le père de Jagjit lui présente Pandit Chhaganlal Sharma, un professeur aveugle qui le forme à la musique. Ensuite il se perfectionne sous la direction de Ustad Jamal Khan chef du Senia Gharaana (une école traditionnelle de musique hindoustanie). Enfant, Jagjit Singh chante avec une étonnante facilité les shabads (hymnes dévotionnels Sikhs) dans les gurdwaras (temples Sikhs). C'est de cette époque que vient son goût pour les chansons mélancoliques qui relatent la separation. A neuf ans, il fait sa première apparition publique dont il garde un souvenir ému : “Quand je chantais le public était si excité ! certaines personnes m’ont donné cinq roupies, d’autres deux, et chacun avait un mot d’encouragement pour moi”. Au collège de Sriganganagar, il chante face à un public de 4.000 personnes lorsqu'une coupure de courant survient. Il continue à chanter malgré cela, dans un silence religieux qui le conforte dans sa conviction qu'il est fait pour la musique. C'est à cette époque que Jagjit se nourrit de chanteurs classiques comme Talat Mehmood, Abdul Karim Khan, Bade Ghulam Ali Khan ou Amir Khan, et qu’il développe une préférence pour la musique bol-pradaan où les mots et l’expression sont accentués alors que la musique reste en arrière-plan pour accompagner le verbe.

Dans les années 65, Jagjit Singh réussit parce qu’il développe son propre style et se distingue des autres chanteurs de films indiens tant pour ses compositions que dans le choix des textes auxquels il rend la vie.

Ascension

En 1975, HMV demande à Jagjit de composer un premier album qui le propulse dans le métier. L’album The Unforgettables en duo, avec Chitra son épouse, est totalement différent des ghazals traditionnels par la rencontre entre les instruments d'aujourd'hui et d'autrefois. Les critiques accueillent cet album avec suspicion mais le succès qu'il rencontre auprès du public les rallient à sa cause et c'est sans hésiter qu'ils louent le vent de modernité que Jagjit fait souffler sur le ghazal. Le second album, Birha da Sultan, reprend des textes écrits par le poète panjabi Shiv Kumar Batalvi (1936-1973) dont les versets tristes ont marqué sa génération. Sorti en 1984 il atteint rapidement des chiffres record de vente.

Encore réunis Jagjit et Chitra réalisent l’album Come Alive dont le succès entérine un goût croissant du public pour le ghazal.

En 1987, Jagjit franchit une nouvelle étape en enregistrant l'album Beyond Time en numérique pour produire le premier CD réalisé par un artiste indien. L’année suivante, il s'illustre à nouveau en composant la musique de la série télévisée Mirza Ghalib.

Evénement tragique et désespoir


En 1990, au sommet de la gloire, Jagjit et Chitra Singh doivent faire face à la perte de leur fils unique Vivek à l'âge 18 ans. Chitra perd sa voix et ne reviendra jamais sur scène ou en studio. De son côté Jagjit sombre dans une grave dépression dont il est sauvé par sa passion pour la musique ; "ne pas laisser cette tragédie devenir une faiblesse pour qu’elle m’accable, ou m’écrase, mais de la transformer en une force qui me fasse avancer”.  “Après la mort de Baboo (Vivek) je me suis concentré uniquement sur le chant et la composition musicale”. Le travail de Jagjit reprend alors de plus belle et des albums aux succès retentissants s'enchaînent à un rythme soutenu : Someone Somewhere, Hope, Kahkashan, Face to Face, Silsilay, Marasim, Forget me Not. En 1991 l'albul Sajda avec la chanteuse Lata Mangeshkar bat tous les records tous genres confondus !

La mort de son fils influe sur le style de Jagjit qui se tourne alors vers la spiritualité et la philosophie, sa voix douce et grave chantant des vers métaphysiques touche les auditeurs au plus profond et plus particulièrement lorsqu'il interprète des bhajans (chants dévotionnels et sacrés hindous).

Jaqjit Singh


Il est maintenant acquis que Jagjit a permis la résurrection du ghazal grâce, notamment, à  sa connaissance approfondie de la musique, des ragas, du khyal et du soin tout particulier qu'il prend à garder l’âme des chansons en rendant hommage à de grands poètes et ce, en de nombreuses langues. Son style fait de lui un artiste unique qui ne s’est jamais soucié de l’évolution du monde extérieur pour créer sa propre définition de la musique.  

Comme le dit si bien le poète et amoureux des ghazals Sudarshan Faakir, le genre du ghazals porte une dette éternelle envers l’artiste : “Il a développé une nouvelle industrie; l’industrie du Ghazal". Malgré cela, il ne néglige pas Bollywood pour qui il compose et chante dans de nombreux films comme Arth, Saath-Saath, Sarfarosh, Tum Bin, Veer Zara, Dhoop et bien d’autres.

Jagjit est décoré de la Padma Bhushan (titre équivalant à la Légion d’honneur en Inde) en signe de reconnaissance de sa contribution inestimable à la musique et à la littérature. Aujourd’hui, il ne cesse de se perfectionner dans ses réalisations musicales et lors de ses concerts.

Malgré cette réussite incontestable il reste humble et perfectionniste : “chaque matin est un nouveau commencement, chaque album est un nouvel album, chaque concert est un nouveau test. Vivre du passé est une chose dangereuse, aujourd’hui, vous pouvez faire quelque chose de mieux, alors essayons de le faire”.

L’année 2011 marque ses 50 ans de carrière qu'il célèbrera par une tournée mondiale avec un passage à Paris 15 Mai 2011 au théâtre du Palace.

Quand ?
Dimanche 15 mai 2011 à 17h

Combien ?
40, 60 et 85€ (carré or)
Info et resa sur indianconnection.fr

Où ?
Le Palace
8 rue du Faubourg Montmartre - 75009 Paris
Métro Grands Boulevards

 

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